How does the bond market work?

Comment fonctionne le marché obligataire?

Complément naturel des actions dans un portefeuille de placements, les obligations répondent, cependant, à des principes fort différents.

19 février 2026

Si vous détenez un portefeuille diversifié, il est probable qu’il comporte une part d’actions, par exemple sous la forme d’un fonds commun de placement composé d’actions canadiennes, américaines ou internationales, et une part de titres obligataires, par exemple sous la forme d’un fonds commun composé d’obligations. Il est aussi possible que vous possédiez un fonds équilibré qui combine les deux volets. Dans tous les cas, la part « obligations » de votre portefeuille a des caractéristiques très particulières.

Voici ce qu’il faut savoir.

L’obligation : un titre de dette

Essentiellement, une obligation est un prêt consenti par un investisseur à un gouvernement, une institution publique ou une entreprise. En retour des fonds qu’il reçoit, cet emprunteur émet un titre de dette – l’obligation – par lequel il s’engage à verser des intérêts réguliers et à rembourser le capital à une date d’échéance prédéterminée.

Parce qu’il s’agit d’un emprunt, une obligation est donc un titre de dette. Et parce qu’elle prévoit le versement d’intérêts périodiques, on la désigne également comme un « titre à revenu fixe ».

Diagramme intitulé « Qu’est-ce qu’une obligation », accompagné de la mention « En bref ». Le schéma explique le fonctionnement d’une obligation à l’aide d’icônes et de flèches.  À gauche, une icône représentant un investisseur est reliée par une flèche à une icône de sac d’argent intitulée « Capital », puis à une icône de bâtiment représentant l’émetteur. L’émetteur est identifié comme pouvant être un gouvernement, une municipalité, une institution ou une entreprise. Le schéma montre que l’investisseur prête un capital à l’émetteur.  En retour, une flèche indique que l’émetteur verse des intérêts réguliers à l’investisseur, appelés « coupons », représentés par plusieurs symboles monétaires. En bas du schéma, une autre flèche indique qu’à l’échéance de l’obligation, l’émetteur rembourse le capital initial à l’investisseur.  L’ensemble du diagramme illustre de façon simplifiée le flux d’argent entre l’investisseur et l’émetteur dans le cadre d’un placement obligataire.

Une obligation est différente d’une action

Une obligation est donc très différente d’une action qui, elle, est un « titre de participation » : lorsque vous achetez les actions d’une entreprise, vous devenez propriétaire d’une part de cette société. Celle-ci ne prend d’autre engagement que de vous faire participer à la croissance de sa valeur, si croissance il y a (ce qui signifie que vous pouvez aussi encaisser des pertes). Certaines entreprises versent également des dividendes, mais ceux-ci ne sont pas garantis. 

Pour toutes ces raisons, un placement obligataire est considéré comme moins risqué qu’un placement en actions, avec, en contrepartie, un potentiel de rendement moindre. Pourtant, il est important de comprendre que, même si le remboursement du capital est garanti à la date d’échéance, la valeur d’une obligation peut fluctuer entre-temps.

Comment est-ce possible? 

Tableau intitulé « En quoi une obligation est différente d’une action », accompagné de la mention « Quelques points de comparaison ». Le visuel présente un tableau comparatif opposant une action à une obligation.  La colonne de gauche est intitulée « Action » et la colonne de droite « Obligation ».  Sous « Type de placement », l’action est décrite comme un titre de propriété, où le détenteur possède des parts de l’entreprise, tandis que l’obligation est décrite comme un titre de dette, où le détenteur détient une créance.  Sous la section « Caractéristiques », la colonne « Action » indique que le détenteur peut bénéficier d’une croissance du capital investi, percevoir parfois des dividendes, et ne dispose d’aucune garantie de rendement ni de récupération du capital.  La colonne « Obligation » précise que le détenteur peut percevoir un revenu fixe et régulier, que la valeur du capital peut fluctuer dans le temps selon l’évolution des taux d’intérêt, et qu’il a l’assurance de récupérer son capital à l’échéance.  L’ensemble du tableau met en évidence les différences fondamentales entre actions et obligations en matière de nature du placement, de revenus et de garanties.

Comment la valeur fluctue avant l’échéance

La raison est qu’une fois qu’elles sont en circulation, les obligations peuvent être revendues entre investisseurs sur les marchés financiers. 

Comme pour tout ce qui se négocie, elles se trouvent alors soumises à la loi de l’offre et de la demande. Imaginons qu’un investisseur détient une obligation de 10 000 $ assortie d’un taux d’intérêt de 4,00 %. Si les obligations équivalentes, émises plus récemment, n’offrent plus que 2,00 %, cette obligation qui rapporte le double devient très attrayante : d’autres investisseurs seront intéressés à payer davantage que 10 000 $ pour se la procurer et ainsi bonifier leurs perspectives de rendement. À l’inverse, si les taux d’intérêt montent, elle deviendra moins attrayante et le détenteur qui souhaite s’en défaire devra accepter un prix moindre que ce qu’il a payé.

C’est là la règle de base du marché obligataire : de façon générale, la valeur des obligations en circulation a tendance à augmenter lorsque les taux d’intérêt baissent, et à baisser lorsqu’ils augmentent.

Graphique intitulé « Comment la valeur d’une obligation fluctue », avec la précision « En fonction des taux d’intérêt ». Le visuel illustre la relation inverse entre les taux d’intérêt et le prix des obligations à l’aide de deux schémas comparatifs.  À gauche, un premier schéma indique que lorsque les taux d’intérêt diminuent, représentés par une flèche vers le bas associée à un symbole de pourcentage, le cours des obligations augmente, illustré par une flèche vers le haut associée à un symbole monétaire. La relation est figurée par une balance inclinée vers le haut du côté du prix des obligations.  À droite, un second schéma montre l’effet inverse : lorsque les taux d’intérêt augmentent, représentés par une flèche vers le haut et un symbole de pourcentage, le cours des obligations diminue, indiqué par une flèche vers le bas et un symbole monétaire. La balance est cette fois inclinée vers le bas du côté du prix des obligations.  L’ensemble met en évidence de manière visuelle et symétrique que la valeur des obligations évolue à l’inverse des taux d’intérêt.

Un marché vaste et complexe

Le marché obligataire est une composante importante des marchés financiers. À l’échelle mondiale, sa capitalisation dépasse celle du marché boursier, notamment en raison du recours massif des gouvernements à l’endettement. 

C’est un marché complexe où s’activent principalement de grands investisseurs institutionnels comme des caisses de retraite. Ces investisseurs s’efforcent d’optimiser le rendement de leur portefeuille en achetant ou vendant des titres selon leur lecture de l’évolution des taux d’intérêt à court, moyen et long terme. Ils tiennent compte aussi de différents autres facteurs, notamment les écarts de crédit, c’est-à-dire la différence entre les taux offerts par des émetteurs considérés comme plus sûrs et ceux, plus élevés, offerts par des émetteurs plus risqués.

Pour l’investisseur particulier

L’investisseur particulier, quant à lui, aura généralement accès au marché obligataire non pas directement, mais par l’entremise de fonds communs de placement qui, eux, sont investis dans des obligations. Pour une mise de fonds minime, ceux-ci offrent un portefeuille obligataire diversifié et géré professionnellement, voire un portefeuille directement aligné sur un indice obligataire de référence. Sans exclure la possibilité de fluctuations passagères selon l’évolution des taux d’intérêt, ces fonds lui permettent d’envisager des perspectives de rendement cohérentes avec un objectif de préservation à long terme du capital.

Votre conseiller peut vous éclairer davantage sur ce sujet et vous aider à incorporer cette catégorie d’actif à votre portefeuille, en fonction de vos propres objectifs.

 

* Les fonds communs de placement sont offerts par l’entremise de représentants en épargne collective rattachés à SFL Placements, Cabinet de services financiers.

Les sources suivantes ont été utilisées dans la rédaction de cet article.

AMF, « Investir dans les obligations ».

AMFIE, « Comprendre ce qu’est une obligation non complexe ».

Carmignac, « Tout comprendre aux obligations en quelques minutes ». 

CFI, « Bonds » ; « Active Bond Portfolio Management ».

Gérez mieux votre actif, « Fonctionnement des obligations ».

Investopedia, « Yield Spread: Definition, How It Works, and Types of Spreads ».

POSB, « 101 of investing in Bonds ». 

PUP Prime, « What Are Bonds And How Do They Work ».